Automobilistes, vous voilà épiés en permanence. Désormais, votre moindre signe de faiblesse vous vaudra une sanction quasi-immédiate sans même que vous le sachiez : après les radars fixes, les radars mobiles, les policiers en civil et en repos qui peuvent vous verbaliser à tout moment sans que vous vous en rendiez compte, voilà que les caméras de video surveillance commencent elles aussi à dénoncer des manquements au code de la route. A Draguignan, on les utilise depuis le début de l’été pour verbaliser le stationnement en double file sur trois grands axes de circulation (les boulevards Clemenceau, Foch et de la Liberté).
Résultat : pas moins de 792 procès-verbaux en quatre mois (l’équivalent du travail de cinq policiers en faction, 24h/24 !)
Le mode de fonctionnement est simple : l’officier de police, chargé de la video surveillance scrute 7 j/7 sur ses écrans tout véhicule s’arrêtant en double file. Il «zoome» la plaque d’immatriculation, la transmet au service des cartes grises pour identification du véhicule et de son propriétaire… qui recevra la contravention quelques jours après.
La police municipale dracenoise assure toutefois qu’elle ne verbalise pas systématiquement et qu’elle apprécie les situations au cas par cas. Une personne qui se gare devant une pharmacie pour aider une vieille dame à sortir ne sera par exemple pas sanctionnée.
Généralisé à d’autres villes et à toutes les infractions routières ?
Cette mesure, sans doute la première dans le Var, a été adoptée en conseil municipal. Le stationnement en double file a diminué dans Draguignan. De quoi donner des idées à d’autres villes dans le Var et les Alpes-Maritimes. Le stationnement en double file n’est-il pas l’une des plaies de Nice ?
L’idée pourrait aussi venir d’étendre la videosuveillance à toutes les infractions routières. La porte ouverte à une surveillance de tous les citoyens 24 h sur 24 ? Qu’en pensent les Français ?
En France, la video surveillance prend de l’ampleur. Elle reste cependant loin des 4,5 millions de caméras de Grande Bretagne. Le processus d’autorisation de déploiement conserve une part de flou. Les dispositifs techniques évoluent vers plus d’intelligence embarquée.
La vidéo surveillance prend une place croissante dans la vie quotidienne. La France a dépassé les 300 000 caméras opérationnelles selon le ministère de l’Intérieur, en 2007. Michèle Alliot-Marie, ministre de l’intérieur désire: « tripler le nombre de cameras de video surveillance d’ici à fin 2009 ». Dans le même temps, les technologies évoluent avec des systèmes numériques de CCTV (Closed Circuit TV). Les caméras évoluent vers une intelligence embarquée qui permettra de discriminer considérablement les détections d’alertes : objets enlevés ou abandonnés, maraudage, comportement, reconnaissance ou tracking en minimisant le volume des flux en circulation sur les réseaux.
Comment concilier le besoin de sécurisation au respect des libertés ? En pratique, le processus d’autorisation des systèmes de video surveillance nécessite encore d’être clarifié :
- Une autorisation dépend de l’autorité des Préfets selon la loi 95-73 du 21.01.95 (orientation et programmation relative à la securite, sur la video surveillance),
- Une autre autorisation est sous le contrôle de la CNIL selon la loi 78-17 du 06.01.78 modifiée 2004-801 du 06.08.2004 (relative à l’informatique, aux fichiers et libertés).
- La CNIL a rappelé au ministre de l’intérieur par sa lettre du 15.04.2008, l’obligation de statuer en Conseil d’Etat et après avis de la CNIL, compte tenu de l’évolution des techniques numériques, tant en capture d’images qu’en enregistrement, qu’en capacité d’analyse, et de reconnaissance.
Tripler le nombre de caméras de video surveillance d’ici à 2009 et créer progressivement « un grand ministère moderne de la sécurité intérieure », ce sont les objectifs annoncés par Michèle Alliot-Marie dans un entretien au Monde du 13 octobre.
Dans un rapport sur le développement de la vidéosurveillance, remis à la ministre de l’Intérieur le 10 octobre, Philippe Melchior, inspecteur général de l’administration, estime à 340 000 le nombre de caméras « autorisées » actuellement en France. Ce parc devrait être triplé dans les deux ans à venir. Les banques et postes étant déjà très largement équipées, l’effort se concentrera sur les transports et sur la voie publique.
« La vidéosurveillance est une nécessité face au terrorisme, et un atout contre l’insécurité« , explique Michèle Alliot-Marie. Elle doit être développée. L’opinion publique y est prête aujourd’hui. Beaucoup de progrès ont été accomplis pour protéger la vie privée : ainsi, sur les bandes video, un cache occulte systématiquement les fenêtres des habitations. « Je serai particulièrement vigilante à ce que la sécurité des Français soit toujours assurée dans le respect de leurs libertés« , a indiqué la ministre.
Le développement accéléré de la vidéosurveillance fait partie intégrante d’un projet plus vaste : un grand ministère moderne de la sécurité intérieure utilisant les technologies les plus novatrices. Une direction de la prospective devrait permettre d’anticiper les évolutions de la délinquance. Autre ambition : regrouper les moyens humains qui agissent pour la protection des Français et renforcer ainsi les coopérations entre police et gendarmerie, en préservant le statut militaire des gendarmes.
Un étudiant de montauban a été interpellé en fin de semaine par les services de police. Ce jeune montalbanais, souffrant de problèmes physiques et psychologiques, pourrait être l’auteur du braquage de « L’affine bouche ». Ce vol à main armée, commis en plein jour le vendredi 31 octobre dernier, avait particulièrement ému les commerçants du centre ville de montauban.
Ce jour-là vers 12H00, un jeune homme muni d’un pistolet entre dans la crémerie située au bout de la rue du Greffe. Il exige la caisse que lui remet rapidement l’employée. Alors qu’il part en direction de la préfecture, le braqueur est rattrapé par le boucher. Le commerçant, alerté par sa voisine a immédiatement réagi, il récupère sans difficulté la caisse contenant quelques centaines d’euros. Le voleur, lui, reprend son chemin en disparaissant dans les rues piétonnes.
La scène a été entièrement filmée par le système de video surveillance de la mairie. Ces images seront particulièrement utiles aux policiers de la brigade de sûreté urbaine qui ouvrent une enquête. En passant au peigne fin la vidéo, ils obtiennent une description précise du du jeune homme.
Alors que victime et témoins sont auditionnés, le portrait du jeune homme est diffusé à l’ensemble des patrouilles du commissariat.
Durant plusieurs jours, l’individu est activement recherché. En vain, malgré une surveillance quotidienne de différents quartiers.
Pourtant, vendredi matin, deux policiers de la BSU croisent, au cours d’une patrouille en ville, un homme ressemblant en tout point à l’auteur du braquage. Ce jeune étudiant , âgé de 25 ans est interpellé et conduit au commissariat. Très vite, au cours de sa garde à vue, il reconnaît être l’auteur des faits. Un braquage que ce jeune handicapé aurait commis, assure-t-il, sous l’influence de deux amis. Une version qui s’écroule quand le voleur présumé est confronté à un de ses prétendus manipulateurs. Les deux jeunes, dont un est étudiant en troisième année de droit à Toulouse, n’ont manifestement rien à voir dans le braquage. Le jeune montalbanais reconnaît finalement qu’il a lâché ses anciens amis par pur esprit de vengeance. Au cours de ses auditions, il aurait admis qu’il avait besoin d’argent, son allocation adulte handicapé ne lui suffisant plus pour subvenir à ses besoins. En braquant la crémerie avec un pistolet à billes, retrouvé à son domicile lors d’une perquisition, il espérait empocher une coquette somme.
Dimanche, le jeune homme a été conduit au palais de justice où il a été mis en examen. Alors que l’enquête se poursuit, il a été placé sous un contrôle judiciaire strict.
La ville de Valenciennes renforce sa communication auprès des citoyens. Dix panneaux doivent être installés sur les axes pénétrants de la ville pour signaler la présence de zones placées sous video surveillance.
Il est le premier d’une série de dix. Voire plus, si affinités… Jeudi après-midi, la municipalité valenciennoise, représentée par Olivier Marlière, adjoint au maire délégué à la sécurité, et Philippe Adam, directeur de la police municipale, a dévoilé le premier panneau situé avenue de Liège.
Il s’agit, pour la mairie, d’élargir la communication sur la présence, dans Valenciennes, de zones video surveillées qui devraient d’ailleurs se multiplier à l’avenir
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