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Video surveillance: Augmentation du nombre de cameras à Aix

Lundi 29 décembre 2008

Il y a tout juste un an la ville d’Aix comptait 37 cameras de video surveillance.

Un an plus tard, pour les responsables du dispositif, le bilan est présenté comme particulièrement benefique : « La video surveillance a permis d’interpeller pas moins de 87 individus pour des délits très divers : des vols, des agressions, des ventes de produits stupéfiants, des infractions au code de la route, des dégradations volontaires… », mentionne Philippe Dorey, le chef du CSU (Centre de supervision urbain).

C’est là, dans les locaux de la police municipale, cours des Minimes, que huit opérateurs agrémentés et assermentés par le Parquet se relaient en continu ( 24h/24 7j/7 ). « Ce système ne possède pas seulement un rôle répressif », ajoute l’adjoint au maire d’Aix en charge de la sécurité, Jules Susini.

Depuis leur mise en service en effet, les cameras de surveillance ont permis de détecter au plus vite des incendies, des malaises et des accidents de la route. Et de faire appel aux équipes de secours bien plus vite. Récemment, une dame âgée qui avait chuté sur le cours Mirabeau a pu être secourue en quelques minutes seulement. Pour la police municipale, le système pourrait permettre aussi de repérer des enfants égarés, notamment les jours de grande affluence.

Et à plusieurs reprises, des voitures qui zigzaguaient dans les rues ont été signalées aux équipes, sur le terrain. Qui ont ainsi pu intervenir et, le plus souvent, procéder à des contrôles alcoolémie qui se sont avérés positifs. « Les opérateurs sont en liaison permanente avec le centre opérationnel », expliquent Philippe Dorey et Hervé Eygazier, le patron de la police municipale. « Dès qu’ils repèrent quelque chose sur les images, ils font contacter les patrouilles », poursuivent les responsables.

À l’inverse, ce sont les équipes sur le terrain qui peuvent solliciter le personnel pour, par exemple, suivre les déplacements d’un suspect ou d’un véhicule. « Il arrive que ce soit des particuliers qui nous appellent, précise Philippe Dorey. Ils ont été victimes d’une infraction et nous demandent si on peut utiliser les enregistrements pour aider à la résolution de leur affaire, par exemple un cambriolage ou une dégradation de leur voiture. »

La victime doit avoir déposé plainte, et l’officier de police judiciaire peut en effet saisir les opérateurs pour faire consulter les enregistrements. Un particulier peut aussi solliciter, via une demande écrite, la consultation d’images qui le concernent, sans qu’une infraction ait été forcément commise.

« Il n’y a aucune atteinte à la vie privée, ce n’est pas le but. La videosurveillance, insistent les responsables du dispositif, c’est la protection des personnes. » Avec 37 cameras, une première étape est atteinte. Mais les élus ne cachent pas que l’extension du dispositif est un objectif, « pour permettre un meilleur maillage du territoire ».

300 cameras de video surveillance à Bruxelles

Lundi 15 décembre 2008

La police bruxelloise projette de s’équiper d’environ 300 cameras de surveillance supplémentaire au cours des quatre années à venir, a-t-on appris vendredi lors d’une conférence de presse relative à la présentation du nouveau plan zonal de sécurité. La ville de Bruxelles est actuellement  equipé de 120 cameras de surveillance.

« Mais nous ne voulons pas ressembler au modèle anglais », a déclaré le bourgmestre de Bruxelles et président du Conseil de police, Freddy Thielemans. Ces cameras de surveillance seront installées dans des quartiers ciblés et devront aider à lutter notamment contre les dépôts clandestins ou la prostitution sauvage, a-t-il déclare.

La lutte contre les vols avec violence et dans les voitures, les cambriolages, les nuisances et les incivilités, la délinquance urbaine et l’insécurité routière sont les priorités du nouveau plan zonal de sécurité de la police Bruxelloise qui couvre la période de 2009 à 2012.

La video surveillance divise

Dimanche 14 décembre 2008

Le conseil municipal a voté pour l’installation d’un système de video surveillance composé de 32 cameras de surveillance et peut-être de 11 autres par la suite.

Comme nous l’annoncions dans notre journal de lundi, la video surveillance sera installée au Touquet dès février. Janick Goetgheluck, conseillère municipale à la sécurité, a exposé le projet. Trente-deux cameras de surveillance seront implantées rues Saint-Jean, Saint-Louis et de Bruxelles. La deuxième tranche concerne huit cameras de surveillance en plus dans le centre, et trois à la sortie de la ville. Le projet s’élève à 211 000 euros, subventionnés à 50 %.

Le materiel de video surveillance permettra, de jour comme de nuit, d’identifier les individus et de lire les plaques d’immatriculation. Les images seront diffusées au commissariat de police, ce qui permettra aux forces de l’ordre d’intervenir directement en cas de soucis. Les enregistrements seront détruits au bout de 14 jours, sauf affaire judiciaire en cours. Seules quelques personnes, dont la liste sera envoyée au ministère, auront accès aux images.

Patrick Doussot a estimé que le nombre de caméras était trop élevé : « À elle seule, la caméra ne peut faire descendre le taux de criminalité. » Il a par ailleurs fait état d’un récent rapport très critique à ce sujet, « comme quoi le matériel de video surveillance est souvent obsolète, mal entretenu, mal positionné. Cette première étude nationale rejoint les rapports négatifs déjà publiés aux États-Unis et au Royaume-Uni. » L’opposant a suggéré une étude faite part une commission municipale paritaire, chargée de vérifier l’efficacité du réseau et des lieux d’implantation.

Janick Goetgheluck avait pour sa part indiqué avoir mené enquête auprès de villes qui ont déjà une expérience en la matière : Menton, Cassis, Antibes, Cannes… « L’opinion est partout favorable. Ces communes enregistrent une baisse de la délinquance de l’ordre de 30 % », affirme-t-elle.

La video surveillance au coeur des debats

Vendredi 12 décembre 2008

Lancée au lendemain de la défaite aux municipales de l’équipe sortante menée par Alain Veyret, l’association Agen Demain est passée dans une phase active. Créée sur une idée de l’avocat Laurent Bruneau, elle souhaite poser le débat sur des grands thèmes de la vie à Agen.

Premier coup d’envoi, l’autre soir, à la salle Picasso, avec un thème d’actualité, la video surveillance. Avec deux participants, Rémi Cochard, membre de la Ligue des Droits de l’Homme, et Céline Azéma, magistrate, la centaine de personnes présentes, largement hostiles à l’installation en ville de la videosurveillance, a pu engager le dialogue. Une majorité de personnes avait déjà affirmé leur position mais a quand même écouté les explications de Bernard Lusset 1er adjoint au maire, qui était venu accompagné d’André Gounou, élu en charge du dossier. La majorité des questions ont été évoquées sans concession. Oui les cameras de surveillance font partie déjà de notre decor, oui des villes de droite comme de gauche en installent, et oui elles peuvent être une atteinte aux libertés individuelles, résumait en substance Rémi Cochard.

De l’engagement de campagne, de l’équipe Dionis au recrutement des six personnes pour visionner les images des 19 cameras de surveillance qui seront installées, le projet se concretise.

Céline Azéma ajoutait le « le coût d’un tel equipement quand on le met en en rapport avec les résultats sur les chiffres de la délinquance. Bernard Lusset surprendra l’auditoire en remerciant l’association d’avoir organisé un tel débat et en adhérant à la proposition de la Ligue des Droits de l’Homme qui veut que la CNIL puisse intervenir dans le dossier de la video surveillance au plan national.

L’etat veut améliorer la video surveillance

Mardi 9 décembre 2008

L’État souhaite améliorer la video surveillance pour lutter efficacement contre le terrorisme

Ce sera l’un des dossiers de l’été du gouvernement. Et cette fois encore, les choses devraient évoluer rapidement. Vingt-quatre heures après avoir été chargé officiellement par Le président de la république d’une mission sur la video surveillance, Philippe Melchior retrouvait fin juillet, place Beauveau, Michèle Alliot-Marie pour une réunion de préparation sur le sujet. L’inspecteur général de l’administration doit proposer en effet une série d’améliorations pour la rentrée.

Et c’est donc à l’issue de cette rencontre que la ministre de l’Intérieur a annoncé que le gouvernement souhaitait « tripler» les capacités des cameras de surveillance actuellement disponibles en France. Aujourd’hui, les différents réseaux ne sont pas interconnectés. Il serait donc question de mettre les images en réseau dans le seul but, précise la ministre, « de protéger la population contre le terrorisme oucontre un certain nombre de risques de violence ».

Il y a un peu plus de deux semaines, après les tentatives d’attentats à Londres, le chef de l’Etat annonçait sa volonté de mettre en place « un vaste plan d’installation de camera du réseau de transport en commun ». D’après Michèle Alliot-Marie, ce seront effectivement les systèmes de la RATP et de la SNCF qui seront utilisés, mais aussi ceux des collectivités, des lieux de culte, des autorités, et de quelques entreprises privées comme les grands magasins.

La loi de 1995 à améliorer

Cette utilisation plus centralisée des images de video surveillance sera menée « de façon prioritaire ». Elle sera mise en place dans le cadre de la Lopsi, la prochaine loi d’orientation et de programmation de Sécurité intérieure examinée à l’automne prochain par le Parlement.

Sur les modalités d’exploitation, rien ne devrait vraiment changer à en croire la ministre. Les effectifs déjà en place seront suffisants. Quant aux images, elles seront toujours conservées « entre 48 heures et une semaine selon les emplacements ».

L’initiative du gouvernement intervient dans un contexte particulier. D’un côté, il y a la tentation très forte de recourir aux mêmes méthodes que l’Angleterre. Le pays compterait quelque 4 millions de cameras de video surveillance. C’est apparemment grâce à elles que les auteurs présumés des attentats ratés de Londres du 30 juin dernier ont été interpellés.

De l’autre, il y a la Cnil qui se montre prudente. Pour son président Alex Türk, contacté par News.fr, « ce projet ne change rien sur la forme ». Il convient d’en définir la finalité, les moyens et le respect des droits individuels, et de prévoir une nécessaire période d’évaluation.

Sur le fond, il estime que l’on ne peut plus « faire l’économie d’une réflexion sur le sujet ». Alex Türk souligne le caractère obsolète d’une loi sur le sujet votée en 1995, à un moment où les enregistrements se faisaient encore sur bande magnétique. « Il faut clarifier les choses et accorder à la Cnil un droit de regard indépendant », précise-t-il. Une rencontre est prévue avec Michèle Alliot-Marie dans les prochaines semaines. Il espère bien à cette occasion être entendu sur la question.